JOOLA Tischtennis GmbH & Co. KG

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Jacques Secrétin

né le 18 mars 1949 à Carvin
  marié et père de 2 enfants
J'aime la bonne chère, le bon vin, communiquer avec les gens
Je n'aime pas l'hypocrisie, la mauvaise foi, les mauvais perdants quel que soit le domaine

17 fois champion de France en simple seniors
62 titres de champion de France
7 titres de champion d'Europe
1 titre de champion du Monde
5 podiums aux championnats du Monde
17 participations à des Top 12 européens
237 médailles gagnées à l'étranger: 117 d'or, 43 d'argent, 77 de bronze

Jacques SECRÉTIN, le champion aux 495 sélections internationales et aux 17 titres de Champion de France simple Messieurs, s'est associé à JOOLA pour mettre au point une collection de raquettes de loisirs bien adaptées du débutant jusqu'aux joueurs les plus exigeants.

Un article paru dans France Tennis de Table Magazine No 767 de juin 2002, que nous reproduisons avec l'aimable autorisation de la FFTT, retrace quelques épisodes de son parcours exceptionnel :

La fabuleuse carrière de Maître Jacques

Jacques Secrétin qui est monté 5 fois sur un podium des championnats du Monde, mène aujourd'hui plusieurs missions pour le compte de la FFTT : développement et promotion, réinsertion sociale en milieu carcéral, formation de cadres en Afrique et Outre-Mer, visites aux Pôles France, relation avec les clubs pour la billetterie des championnats du Monde 2003.

Retour sur cinq podiums

- 1973 et 1975 : bronze à Sarajevo et à Calcutta avec Jean-Denis Constant
C'est un souvenir extraordinaire ! Je n'ai joué que deux fois en double avec Jean-Denis. A chaque fois aux championnats du Monde. Comme il était gaucher comme moi, ça posait un sacré problème. Malgré cela, nous nous sommes retrouvés deux fois sur le podium, grâce à une énergie de tous les instants, après avoir fait des matchs fantastiques. On était souvent à terre ! On renversait les barrières ! Je reste persuadé qu'on aurait dû gagner à Calcutta. Au cinquième set, on menait 19/16 contre la paire hongroise Jonyer/Gergely. Jonyer qui a été sacrée championne du Monde cette année-là a réussi quelques points extraordinaires sur la fin. Si on était passé, il n'y avait plus qu'à aller chercher la coupe, puisque Stipancic, le coéquipier de Surbek, s'était fait une déchirure musculaire au bras !

- 1977 : or à Birmingham avec Claude Bergeret
Ca a été une grande aventure puisque Claude et moi nous n'avions jamais réussi à être champions d'Europe. Nous aurions pu l'être deux ou trois fois. C'est vrai que son caractère et le mien faisaient parfois des étincelles ! En quart ou en demi-finale, on n'arrivait pas à s'entendre. On jouait parallèlement et non l'un pour l'autre. Ce qui fait qu'on a arrêté de faire équipe pendant un an. Quand on a remis ça aux championnats du Monde, on a veillé à être complémentaires. Sur cette compétition, on n'a rencontré que des équipes très fortes. On n'a pratiquement gagné tous les sets qu'aux avantages. Contre toute attente, la finale a été la plus facile contre des Japonais : 3 sets 0. Certains journaux ont cru bon d'écrire qu'on avait payé les Asiatiques ! Cette médaille d'or était amplement méritée.

- 1979 : bronze à Pyongyang avec Claude Bergeret
Il est évident que tout le monde voulait abattre les tenants du titre. Cette médaille de bronze est passée plus ou moins inaperçue. Pourtant , elle était plus difficile à gagner. On a bien lutté. Deux ans après notre titre, on a confirmé qu'on avait une valeur sur le plan mondial. Pendant sept à huit ans avec Claude, on a fait le plein de médailles en gagnant, ou en étant en finale d'Internationaux.

- 1981 : bronze à Novi Sad avec Patrick Biro-cheau
Avec Bibi, ça a été une autre aventure. Bibi n'avait pas beaucoup de revers, mais il possédait un top coup droit super puissant. Perdre au cinquième set quand l'un des joueurs n'a pas de revers, c'est déjà un challenge. Cette médaille a été la confirmation du titre de champions d'Europe que nous avions gagné à Berne l'année précédente.

Regrets de ne pas avoir connu le podium en simple ?

1977 à Birmingham, c'est l'année où j'avais le potentiel pour l'emporter en simple. J'ai perdu en huitième ou en quart contre un Chinois défenseur. Je menais 14/4 au cinquième set. Si j'étais allé au bout de la partie, je n'aurais rencontré que des joueurs que je battais régulièrement cette année-là. J'avais battu à deux reprises le Japonais Mitsuru Kohno qui a été sacré champion du Monde. Malheureusement, ce qui comptait le plus à cette époque, c'était le par équipes. Comme j'étais mis à toutes les sauces, je n'avais plus assez d'énergie pour répondre présent sur tous les fronts !

La médaille de Birmingham, meilleur souvenir de la carrière ?

Je ne le crois pas. Il y a eu plusieurs matches qui m'ont marqué et qui ne sont pas forcément liés à des victoires. En 1976, j'ai été champion d'Europe à Prague. Paradoxalement, ce n'est pas la finale que je retiens le plus. C'est la demi-finale contre Milan Orlowski qui était champion sortant et qui avait l'avantage de jouer devant son public. Il y avait un grand respect entre nous deux. On a tellement donné le meilleur de nous-mêmes que le public, on ne l'entendait pas, le capitaine, on ne le voyait pas. L'arbitre non plus ! Il n'y avait que nous deux qui existions dans une espèce d'échange d'ions positifs. Milan menait 2 sets à 1 et 13/3 au quatrième set. Tous les échanges étaient disputés. Il a perdu ce set 21/14 ! J'ai gagné au cinquième set parce qu'il s'est écroulé. Je crois que, finalement, on s'en fichait de savoir qui gagnerait ou qui perdrait ! Il y avait un don de soi tellement immense qu'on était à 10.000 mètres d'altitude et que c'était le Sport avec un grand S qui l'emportait. Oui, si je ne devais me rappeler que d'un match, ce serait sûrement celui-là, même s'il y en a eu quelques autres d'une grande intensité aussi, contre Surbek, Johansson, Bengtsson et quelques Chinois.

Les joueurs qui te gênaient le plus

Je craignais des gars comme Klampar qui frappaient fort d'entrée des deux côtés. Je n'avais pas le temps d'organiser mon jeu, de les amener dans un imbroglio de variations d'effets, de variations de hauteur, de placement de balle et de les amener très loin en endurance. Avec la colle, les joueurs sont devenus des "tueurs". Le jeu est aujourd'hui basé sur le service et une frappe ! Concernant les jeunes, je trouve que c'est une génération "cybernaute". Ils frappent dans la raquette et ne jouent plus du tout sur le plan tactique.

La relève en Europe ?

Quand, en France, on a un groupe très fort avec comme chef de file Jean-Philippe Gatien, on sacrifie derrière deux à trois générations. L'Europe est vieillissante et ne fait plus le poids face à l'Asie. Boll est le seul Européen qui pourra lutter. On a du pain sur la planche. Michel Gadal, DTN, a donné les statistiques : il faut pratiquer 10.000 heures en 10 ans pour espérer sortir du lot.

Venu au ping une génération trop tôt ?

Il y a eu une grande évolution. Je me souviens que mon père m'avait fabriqué une raquette avec de la mousse de protège-tibia de footballeur. Mes parents m'ont transmis une passion et c'est ce qui, selon moi, est le plus important. J'aurais pu me diriger vers l'argent en allant en Allemagne ou au Canada… Je n'ai pas fini d'aller au bout de cette passion. J'ai encore à prouver dans d'autres domaines au travers des missions qui me sont confiées. Il me faudrait quatre vies pour réaliser tout ce que je voudrais faire . Il faut donc que je me dépêche !

Regret de ne pas avoir participé à des J.O. ?

C'est le plus grand regret que je puisse avoir. J'avais le niveau pour être à Séoul en 88, mais j'avais décidé d'arrêter ma carrière de haut niveau en 86. Quand on en a marre de s'entraîner, il faut tourner la page. Je pense avoir fait le bon choix. Je ferai tout pour aller aux JO de Pékin, en 2008, en Chine où le tennis de table est le sport national, en tant que spectateur ou dirigeant ou coach. J'irai de toute manière. Que ce soit à pied, à cheval ou en voiture !

Le pourquoi de ta popularité

La longévité de ma carrière internationale, le show avec Vincent Purkart à travers l'humour et la télé, le fait que Coluche que j'ai eu l'honneur de rencontrer me cite dans plusieurs de ses sketches, des animations faites dans des Centres commerciaux, deux Trophées Antenne 2, être dans le Who's Who, avoir été désigné le pongiste du siècle en France. Ce sont des raisons qui font que mon nom a imprégné l'esprit des gens. Même encore aujourd'hui, je reçois des manifestations de sympathie partout où je passe.

La Rédaction

Carte de visite
Nom : Secrétin - Prénom : Jacques né le 18 mars 1949 à Carvin (62) Marié et père de 2 enfants
Meilleurs classements : n°2 mondial, n°1 européen
J'aime : la bonne chère, le bon vin, communiquer avec les gens
Je n'aime pas : l'hypocrisie, la mauvaise foi, les mauvais perdants quel que soit le domaine
Ses potes sur le circuit : un grand nombre de pongistes. Pendant 20 ans à l'Insep, j'ai lutté pour que le tennis de table soit reconnu comme un sport. J'ai gagné le respect de beaucoup d'athlètes d'autres disciplines.

Des chiffres:
17 fois champion de France en simple seniors, 62 titres de champion de France, 7 titres de champion d'Europe, 1 titre de champion du Monde, 5 podiums aux championnats du Monde, 17 participations à des Top 12 européens, 237 médailles gagnées à l'étranger : 117 d'or, 43 d'argent, 77 de bronze

Une vingtaine de salles, un square, un musée des Mines portent le nom "Jacques Secrétin".

"Paru dans France Tennis de Table Magazine No 767 de juin 2002. Avec l'autorisation de la FFTT"

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